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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 10:32

I.

La conscience désigne la capacité d’un être à se rendre compte qu’il existe, qu’il sait ce qu’il sait et sait qu’il fait ce qu’il fait. Ce terme ouvre à de nombreuses questions philosophiques et scientifiques mais sa définition n’est pas, en elle-même, un problème. Il en va tout autrement de l’instinct, dont le sens est moins évident et dont l’usage est souvent fait de manière peu rigoureuse. Il est donc avant tout nécessaire de bien distinguer ce qu’il est raisonnablement possible d’entendre par le terme instinct. On prendra tout d’abord soin de ne pas confondre instinct et réflexe : tous deux ont en commun le fait d’être, au sens large, des automatismes, mais le réflexe est essentiellement une réaction immédiate et involontaire concernant une situation précise, à un moment précis. Il s’agit par exemple d’une contraction musculaire qui n’est que l’effet d’une excitation nerveuse. Il semble que les réflexes soient innés et naturels, comme l’est par exemple l’éternuement ou la dilatation de la pupille lorsque se produit un changement de luminosité. Toutefois, on constate que ce type de réactions n’est pas forcément identique chez tous les individus d’une même espèce, ni chez le même individu à différents moments de sa vie. Ils sont donc aussi en partie acquis. Ils ne sont pas généraux, universels, et peuvent être améliorés par l’entrainement, comme peut par exemple l’être un geste sportif. Ainsi, dans la même situation, un boxeur ou un pongiste professionnel aura des réflexes plus rapides et efficaces qu’une personne ordinaire. Mais il pourra, toujours dans la même situation, être plus vif lors d’une rencontre qu’au cours d’une autre. Afin d’optimiser le réflexe, il est donc nécessaire de le conditionner, c’est-à-dire de reproduire l’excitation voulue afin que le corps de l’individu le mémorise et réagisse de plus en plus rapidement et efficacement à ce stimulus. C’est ce qui rend possible un dressage des animaux et c’est également tout le sens des expériences développées par Pavlov sur le célèbre «chien de Pavlov», en 1903. Comme l’instinct, le réflexe s’oppose ainsi au réflexif : il est une réaction du corps, sans intervention de la réflexion, dont les animaux sont pour l’essentiel dépourvus. Mieux : si elle apparaissait, la réflexion troublerait le réflexe, et le ferait pour ainsi dire disparaître en tant que tel.

Comme l’explique Bergson dans L’énergie spirituelle, avant qu’un geste devienne automatique, l’esprit est «en éveil» : nous prenons conscience de la tâche que nous voulons accomplir, nous l’analysons et la segmentons en différentes étapes à réaliser. C’est une phase conceptuelle nécessaire mais qui, comme telle, ne permet pas encore de réaliser l’action de façon correcte. En effet, le travail de l’esprit bloque pour ainsi dire le geste ; il lui hôte sa fluidité et sa spontanéité, qui sont précisément ce qui le rendra efficace. Cette expérience, chacun a en effet pu la faire, par exemple en apprenant à jouer d’un instrument de musique, à conduire ou encore à jongler. Peu à peu, le corps mémorisera le geste ; il deviendra un réflexe. La conscience pourra donc se retirer, «s’endormir», et ne «s’éveillera» à nouveau que si besoin est, par exemple si la situation change et que le réflexe n’est plus une réponse suffisante. C’est seulement alors que le réflexe fera à nouveau place à la réflexion, afin de permettre à l’être concerné de faire un choix parmi les différentes réactions possibles. Cette thèse est approfondie et élargie dans L’évolution créatrice où Bergson en vient à considérer que, d’une manière générale, la Nature a prit deux grandes voies dans le cours de son histoire universelle : celle de l’instinct et du réflexe, et celle de l’intelligence et de la réflexion. Et c’est d’ailleurs pourquoi Bergson juge qu’il est peu probable que la majeure partie des animaux soient doués de conscience. C’est le fait même que leur conduite soit guidée par ce qu’il nomme des «mouvements spontanés», qui fait que l’on peut dire des animaux qu’ils sont leur corps, et non pas des êtres conscients - ce qui ne signifie pas bien-sûr qu’ils soient dénués de pensées ou de sensations. Tout est ici, comme c’est souvent le cas chez Bergson, question de degré : plus un être est soumis à l’instinct, moins il possède de degré de conscience. Au plus bas niveau du vivant, on peut à peine considérer qu’il y ait le moindre degré de conscience éveillée, comme dans le cas des insectes et, plus encore, des mollusques… puisque ceux-ci n’ont même pas la capacité physique, la liberté de choisir de se déplacer dans telle ou telle direction. Inversement, moins le comportement d’un être est automatique, plus il possède un degré élevé de conscience et plus il est capable de faire des choix. C’est sans doute déjà le cas des grands mammifères (chiens, singes, etc.), mais c’est bien sûr surtout le cas de l’homme, qui est un être libre, c’est-à-dire capable de méditer sur sa condition d’être fini et de préméditer ses propres actes. Or, l’instinct ne saurait précisément être simplement un ensemble, une addition de réflexes, contrairement à ce que semble supposer un tel réductionnisme mécaniste. Nous pouvons donner à cela trois raisons :

1) Tout d’abord, si tel était le cas, on comprendrait mal pourquoi les réflexes sont différents selon les individus d’une même espèce, et non pas l’instinct. Ainsi, tous les chiens sont dotés du même instinct de reproduction, qui s’exprime à l’occasion d’une stimulation saisonnière précise. Mais, comme le montrent par exemple les performances dont ils sont capables en canicross, ils n’ont pas tous les mêmes réflexes, en partie en fonction des capacités naturelles de l’animal lui-même et en partie en fonction du dressage dont il fait l’objet (la fréquence, la méthode, etc.). De même, et c’est précisément ce qui est fascinant dans l’instinct, on constate que les mouvements de groupes, par exemple des oiseaux ou des poissons, sont parfaitement identiques et simultanés. Il ne s’agit pas de réflexes qui se sont synchronisés au fur et à mesure, comme si le troisième poisson d’un banc imitait le deuxième, et le deuxième le premier, ou comme si les oiseaux calaient leurs mouvements sur le chef du groupe, mais bien d’un seul et même mouvement instinctif qui s’exprime dans plusieurs corps animaux qui, au sens littéral de l’expression, font corps.

2) Ensuite, le réflexe indique une certaine passivité et n’implique pas la visée d’une fin précise, tandis que l’instinct désigne une puissance dynamique qui est orientée, ou qui tout au moins a l’apparence d’être orientée, vers une fin précise. C’est pourquoi l’on parle surtout d’instinct dans le cas de la survie ou de la reproduction. L’instinct ne saurait donc être un simple amas de réflexes, même si cet instinct correspond toutefois bien à certains réflexes : il s’exprime par eux, comme dans le cas de la modification de couleur du caméléon. C’est ce qu’a bien montré l’éthologie, l’étude du comportement animal, au XXe siècle : comme le dit Konrad Lorenz dans ses Essais sur le comportement animal et humain, un «acte instinctif» est déclenché dans une situation donnée, mais c’est seulement ce mécanisme de déclenchement qui est un réflexe ou un ensemble de réflexes, ensemble structuré que Lorenz nomme alors un «schéma déclencheur inné». Celui-ci exprime bien, d’une certaine façon (dans le cas du caméléon, par le mimétisme), un instinct plus fondamental (en l’occurrence, la survie), mais il ne saurait être confondu avec lui. Ce sont ces mêmes réflexes que l’on retrouve chez le nourrisson, à commencer par les réflexes de succion et de préhension, puis par des réactions immédiates et incontrôlées qui sont identiques chez tous les bébés de moins d’un an et demi environ, ceux-ci ne pouvant par exemple s’empêcher de rire ou de pleurer dans tel ou tel cas, de se débattre quand on les habille, ou encore de vouloir prendre tel objet qu’il vienne d’apercevoir. Au fur et à mesure que ses aires cérébrales de Wernicke et de Broca se développent, sa conscience spéculaire lui permettra de contrebalancer ces réflexes et ces «schémas déclencheurs» et, par là-même, de produire des actions moins prévisibles.

3) Enfin, cela supposerait qu’à son tour l’instinct soit modifiable, perfectible, ce qui n’est pas le cas : les travaux du zoologue Spencer ont au contraire montré que, de leur naissance à leur mort, les instincts de l’écrasante majorité des animaux restent totalement immuables au cours des millénaires. Aucun d’entre eux n’est modifiable ou perfectible, comme le montrent les exemples de la nidification, de l’hibernation, des techniques de prédation, des organisations dites sociales des meutes de loups ou des colonies de fourmis, ou de constructions animales, telles que les célèbres barrages des castors, ou encore de la peur instinctive du feu - peur fortement variable selon les espèces, et semble absente chez l’humain bébé. De même, en ce qui concerne l’instinct de reproduction, tous les animaux d’une même espère sont soumis aux mêmes lois, qui leur dicte la périodicité et les modalités de leur reproduction et de leur relation. C’est ainsi que, pour l’éternité semble-t-il, l’écrasante majorité des animaux sont instinctivement polygames (soit de façon stricte, soit en pratiquant la polygamie sérielle) et que les jacanas sont polyandres, tandis que les cygnes sont par exemple naturellement monogames et fidèles durant toute leur vie.

II.

Ce qui vient obscurcir notre compréhension de ce qu’est l’instinct, c’est également le fait est que ce terme soit fréquemment, trop fréquemment sans doute, employé dans le cas de l’homme. Il l’est alors en un sens non pas générique mais particulier et ponctuel : on parle ainsi de gestes instinctifs, de l’instinct féminin, de l’instinct du buteur au football, ou encore de la nécessité, dans la vie, de suivre son instinct. Ce sont bien-sûr des expressions vagues, de nature simplement figurée. Elles ne désignent pas l’instinct au sens strict, mais ces formules n’en sont pas moins intéressantes, car elles nous renseignent sur une manière irréfléchie de penser une apparition ponctuelle de l’instinct dans la vie de l’homme. Il faudrait d’ailleurs sans doute plutôt parler ici d’intuition, en un sens proche de celui qu’utilise Bergson, et non pas de véritable instinct. Dans L’évolution créatrice, celui-ci explique qu’il n’y a pas à supposer l’existence d’une réelle hétérogénéité entre l’intelligence et l’instinct, même s’ils apparaissent de prime abord comme opposés : l’instinct est défini par Bergson comme un mouvement vital, aveugle à lui-même car totalement immanent à la vie ; il est en un sens «la vie elle-même rivée à l’objet spécial qui l’intéresse». A contrario, l’intelligence est définie comme «la faculté de fabriquer des objets artificiels, en particulier des outils à faire des outils et d’en varier indéfiniment la fabrication». Toutefois, ils partagent tous deux «un fond» commun : ce sont deux modes d’expressions différentes de la vie, deux voies d’un seul et même «élan vital» qui a poussé certains animaux à développer davantage leur intelligence ou, au contraire, leur part instinctive, ou plutôt «intuitive». Tous sont parfaitement adaptés à leurs besoins, et peuvent assurer la survie de leur propre corps et de leur espèce. En ce sens, c’est peut-être même l’homme, dont l’intelligence est certes extrêmement élevée mais dont l’instinct et l’intuition sont en contrepartie endormis, qui est naturellement le moins bien lotis dans le tableau général du vivant. On peut alors soutenir que l’homme est effectivement doué d’instinct au sens de capacité intuitive. En effet, si, dans la vie courante, nous faisons avant tout confiance à nos habitudes et à nos raisonnements, on ne peut pas pour autant affirmer qu’il y a en nous une absence totale d’instinct. Seulement, il serait illusoire de se représenter celui-ci comme une sorte de connaissance immédiate, de révélation géniale, magique ou quasi divine que certaines personnes, qui seraient par exemple plus à l’écoute de leur corps ou de la Vie, recevraient parfois pour faire un choix ou résoudre un problème. Mais de quoi parle-t-on lorsque nous parlons d’un choix fait d’instinct, ou de l’instinct d’un sportif, d’un joueur de poker, ou encore d’un œnologue, et que nous disons qu’il faut apprendre à utiliser son instinct (ou son intuition) pour «prendre les bonnes décisions» dans notre vie professionnelle ou personnelle ? Dans le cas de notre premier exemple, celui d’une activité liée au corps, il s’agit de la capacité à deviner comment va s’organiser le jeu collectif, à anticiper le déplacement d’un coéquipier ou d’un adversaire. Dans le deuxième cas, le poker étant un jeu qui nécessite de grandes capacités de calcul, de déduction et de raisonnement, il est d’avantage question d’une sorte de ressenti qui, au-delà de toute démarche strictement logique et comptable, fait dire au joueur que c’est là le moment opportun pour miser davantage, pour bluffer, se coucher, ou jouer telle combinaison de cartes. Enfin, dans le cas de l’œnologie, il semble bien que ce soit d’instinct que le spécialiste soit capable reconnaitre un grand vin ou de donner le nom d’un cru célèbre parmi les milliers existants. Il est possible de considérer que, si ces trois cas sont sensiblement différents, il est pourtant bien question d’un pouvoir identique : celui de trouver immédiatement une solution à un problème ou de prendre une décision efficace, sans pour autant utiliser le raisonnement. Dans les trois exemples, l’entrainement, l’assimilation de nombreux gestes techniques, de combinaisons ou d’identité de vins est essentielle. Mais l’instinct ne doit pas être le refuge de l’ignorance et de la paresse : on constate au contraire que seuls ceux qui acquis énormément d’expériences et de connaissances sont capables de manifester cet instinct, d’avoir ce type d’intuition géniale. L’immédiateté qui caractérise l’instinct ne doit alors pas être conçue comme une absence totale de médiation : elle est au contraire l’intériorisation, et plus précisément l’incorporation d’un travail d’apprentissage qui, en une occasion précise, jaillit sans que le sujet lui-même ait décidé de ce jaillissement. C’est pourquoi, sans être véritablement étonnée que ce soit précisément elle qui ait eu cette intuition, la personne concernée ne pouvait pas prévoir qu’elle allait l’avoir à ce moment précis.

III.

Nous avons vu que l’instinct existe en effet chez l’homme en tant que jaillissement d’une action par incorporation d’un apprentissage et avons souligné que l’idée même d’un instinct de survie qui animerait tous les êtres vivants n’était pas un fait naturel, mais au contraire une construction intellectuelle qui, a ce titre, ne peut prétende à l’objectivité. Mais une autre question doit à présent venir compléter celles-ci : pouvons-nous parler, en un autre sens que ceux-ci, d’un instinct ou plutôt de plusieurs, voire d’un nombre indéterminable d’instincts chez l’homme ? C’est cette acceptation élargie du mot instincts, au pluriel cette fois, qu’utilise notamment la psychanalyse. Il s’agit alors d’une stimulation inconsciente, qui est à la fois liée au corps et à l’esprit (au psychisme) de l’individu. On remarquera que, paradoxalement, il n’est plus alors ce qui caractérise la nature animale mais, bien au contraire, une pulsion qui n’a de sens que dans le cas de l’homme… puisque lui seul possède un inconscient donc, potentiellement, un dérangement mental (psychoses, névroses ou perversions). Dans leurs œuvres, Sigmund Freud et Carl Gustav Jung utilisent ainsi indifféremment les mots instinct et pulsion (Trieb, en allemand), Freud écrivant par exemple dans son Introduction à la psychanalyse qu’il donne «aux forces qui agissent à l’arrière plan des besoins impérieux du Ça, et représentent dans le psychisme les exigences d’ordre somatique, le nom d’instincts». De même, dans ses Types psychologiques, Jung désigne par là, de manière très générale, « tout processus dont l’énergie n’est pas dominée par la conscience ». Nous nous enorgueillissons donc peut-être illusoirement d’être libres et raisonnables, jouets que nous restons en vérité de nos instincts les plus primitifs. Notre raison n’obéit-elle pas davantage à nos instincts que le contraire ? Cette hypothèse des instincts a le mérite de permettre d’interroger la possibilité d’une volonté, chez l’homme, non pas de se maintenir en vie, mais au contraire de tendre inconsciemment à sa propre destruction, et ceci que ce soit en tant qu’individu ou en tant qu’espèce. On trouve une telle hypothèse dans les dernières œuvres de Freud (Par-delà le Principe de plaisir et Malaise dans la culture), mais, une fois encore, déjà dans la philosophie de Nietzsche. Ainsi, pour Freud, «l’instinct de vie», qu’il nomme Eros, s’oppose en tout être à Tanatos, «la pulsion de mort» : les forces créatrices et constructives de l’individu affronteraient continuellement une tendance contraire, agressive, destructrice, et même autodestructrice.

Mais nous voudrions enfin ouvrir ce travail sur l’instinct en soulignant le rôle qu’il joue dans son rapport au corps, non pas biologique et individuel, mais au corps social. En effet, on constate que les médias ou les hommes politiques savent manipuler et attiser certains instincts, entendons certaines passions, à l’échelle des masses, telles que la peur, la colère, la jalousie ou la fierté. Ces masses peuvent d’ailleurs elles-mêmes agir instinctivement, c’est-à-dire de façon impulsive, parfois irrationnelle et déraisonnable, mais par des réactions qui puisent souvent leurs racines dans des conflits inconscients qui en expliquent (à défaut d’en justifier) le sens. Tel est le cas de nombreuses révoltes ou révolutions, impulsions sociales que l’histoire et la sociologie politique tentent de décrire et d’analyser. Mais ce qu’il nous semble ici plus intéressant de souligner afin d’interroger les enjeux sociaux de la notion d’instinct, c’est l’existence d’une sorte de volonté d’automatisation du corps humain et du corps social : si l’homme se distingue de l’animal et de la machine par la distance que sa conscience lui permet de mettre entre lui et ses propres instincts, certains développements modernes semblent chercher à automatiser d’avantage le corps et de la pensée des citoyens, et à rendre ainsi leur comportement de plus en plus contrôlable et prévisible. Ce n’est donc pas seulement par rapport avec la conscience au sens théorique du terme que s’articule celle d’instinct, mais aussi avec la conscience au sens moral. Autrement dit, notre questionnement n’est pas seulement une clarification des termes mais aussi un problème de valeurs morales, de choix de vie individuels et collectifs. En effet, cette vision de l’humanité risque alors d’aller de paire avec une tendance à nier, au nom de l’ordre ou de la morale, les pulsions, les passions, et tout ce qui pourrait échapper à des moyens efficaces de contrôle. Aussi conclurons-nous l’ensemble de ce propos en soulignant le fait que, même si nos instincts ont certes été source de conflits parfois immoraux et inhumains au cours de l’histoire, nous ne devons pas oublier que ce sont eux qui nous distinguent des animaux et des machines, et qui font de nous ce que nous sommes, à savoir des êtres doués d’originalité, de créativité et d’imprévisibilité.

Sylvain Portier

janvier 2014

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Published by sophia - dans leçons
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